Notre histoire

Depuis presque 30 ans, la Fiesta des Suds se veut un laboratoire des tendances et porte la culture au centre de ses priorités.
Elle a investi tout au long de son existence de façon novatrice de nouveaux territoires devenus par la suite des pôles incontournables de la ville :

  • Grands Docks de la Joliette
  • J4
  • Manufacture de Tabac – Friche la Belle de Mai
  • Dock des Suds

Ce parcours raconte une histoire.
Il a créé un nouvel esprit et remplit un rôle fondamental, celui de générer des moments de rencontre, de fête et de vie dans la ville.

La Fiesta des Suds a depuis toujours à coeur de défendre la dimension sociale de la culture, celle de l’exception, de la qualité et de la diversité, celle ouverte à tous, sans condition.

La Fiesta des Suds fait partie de la mémoire collective de la ville. Elle ressemble aux marseillais, elle est multiple et valorise l’identité de notre territoire.

Loin de toute logique de spécialisation, la Fiesta des Suds a toujours mélangé les styles et les formats, et alterné artistes émergents et artistes grand public, tout en laissant une place importante à la scène locale.

 

LA FIESTA DES SUDS : ORIGINES

Cette histoire d’amour trouve ses origines en 1992 : dans les Docks de la Joliette encore en friche, l’association Latinissimo invente une hybridation insolite pour l’époque, un savant croisement de carnaval sud-américain, de festival global, de feria andalouse et de nouba orientale.

Dès la première édition, l’adhésion du public est totale : on s’y presse en masse pour prendre le pouls de la création musicale mondiale qui, dans les années 90 puis 2000, élargit les horizons sonores et fait de la Fiesta des Suds un épicentre européen des Musiques du Monde : Paco de Lucia, Cesaria Evora, Cheikha Rimitti, Gilberto Gil, Oumou Sangaré, Youssou N’Dour, Omara Portuondo, Manu Dibango, Lili Boniche, Kassav’, Danyel Waro, Luz Casal, Yuri Buenaventura, (…), tout le gotha de la world music fait escale à Marseille qui renoue ainsi avec sa vocation portuaire, ouverte sur le monde.

UN FESTIVAL QUI NE CESSE DE SE RÉINVENTER

Car La Fiesta aime transcender les frontières et brouiller les repères.

Stars, divas, monstres sacrés, icônes populaires, groupes incendiaires, machines à danser, avant-gardes branchées, de la première Techno Party du Grand Sud, Dockland en 1993, aux orchestrations balkaniques de Goran Bregovic, du brûlot explosif d’Asian Dub Foundation aux projets collectifs de Damon Albarn, du rock poétique de Bashung à l’electro-tango de Gotan Project, des envolées lyriques de Catherine Ringer au génie pianistique d’Herbie Hancock, de la salsa épique de Ray Barretto au falsetto mythique de Christophe, toutes les musiques s’épanouissent sous le soleil de minuit de la Fiesta.

En prime, tous les héros musicaux locaux, de Jo Corbeau à IAM, en passant par Massilia Sound System, Troublemakers, Quartiers Nord ou Chinese Man, y ont écrit en lettres d’or le plus réjouissant chapitre des musiques actuelles marseillaises.

EXPERIENCIA FIESTA

Si la Fiesta des Suds cultive si bien sa différence, c’est aussi parce qu’elle sait aimanter les regards.

Par la création visuelle qu’elle a choyé dans ses décors monumentaux, avec des performeurs d’exception (Ben, Combas, Moya…), des photographes mythiques (Alberto Korda, Sebastião Salgado, Malick Sidibé…), des installations monumentales (les Arbres Brûlés du Brésil de Zenildo Barreto) ou des vidéastes prolifiques, avec des années de Fiest’art et une cohorte de plasticiens qui ont transformé l’événement en déroutant laboratoire dédié à l’Art.

Par ces moments insolites comme cette abrivado chevaleresque sur le Vieux Port en 1992, ces cavalcades de toros dans les Docks ou ces jeux ancestraux de la Force Basque, ces pyramides  humaines des Castellers, ces bals sévillans, ces blocos cariocas et tous ces instants de liesse collective qui puisent dans l’imaginaire des traditions sudistes et qui relient les gens. Intensément.

Par ses lieux monumentaux assurément, héritages d’un patrimoine post-industriel longtemps resté en friche et aux décors majestueux ressuscités par la Fiesta. Parcourir l’album souvenir des 30 ans c’est voir défiler les transformations urbaines de Marseille et dessiner par l’itinérance du festival les contours d’un périmètre que l’on ne nommait pas encore Euroméditerranée : des Docks de la Joliette (1992-93) au J4 (1994-95 et depuis 2018) en passant par la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai (1996) ou les Docks des Suds à Arenc (ancien de 1997 à 2005 et nouveau de 2006 à 2017), la Fiesta s’est faite visionnaire, réenchantant une aire portuaire longtemps boudée par les Marseillais. Désormais, c’est ici que se réécrit une partie de l’avenir de la ville.

2021 – POINT D’ÉTAPE

Alors forcément, après 30 ans de Fiesta, s’amoncellent des données qui donnent le vertige : 240 soirées, 10 500 artistes accueillis, 1,3 millions de spectateurs rassemblés, un rayonnement médiatique international et surtout la sensation tenace d’un rendez-vous culturel qui continue de rassembler et de ressembler à son territoire, dans toute sa diversité, parvenant à rallier le Nord et le Sud en musiques, à mêler ceux qui ne se croisent jamais, dans ce temps éphémère du festival où s’abattent les frontières d’âges, de classes ou d’origines.

Un concentré d’humanité, typiquement marseillais, qui fait de la Fiesta des Suds aujourd’hui encore, le cœur battant de la ville.

Plongez au coeur de notre histoire en (re)consultant notre livre – anniversaire des 20 ans (2011) ici !

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