35ème édition de la Fiesta des Suds

FIESTA DES SUDS 2026 PLUS QUE JAMAIS LE VENT EN POUPE !

Depuis 1992, chaque édition de la Fiesta est une aventure en soi. La promesse d’un tourbillon d’émotions et un déferlement de passion dans toutes ses dimensions. La 35 ème Fiesta des Suds qui vient de s’achever à Marseille n’a pas dérogé à cette règle, brassée aux quatre vents et embrasée par son incomparable fournaise festive et populaire.

Jean De Peña

Pourtant, la soirée d’ouverture avait été balayée par des vents contraires, conduisant à une annulation inédite en 35 ans et la déception infinie de ne pouvoir ouvrir les portes de l’Esplanade Gisèle Halimi, battue par de violentes et indomptables rafales de Mistral. Une source d’amertume immense de ne pouvoir vibrer aux prestations tant attendues de Véronique Sanson ou d’Imany, et des révélations d’Habibisly, d’Āo, de Sharouh et de Kena Womo.

Mais, insubmersible, la Fiesta de Suds reprenait brillamment son cours dès le lendemain, pour deux soirées et une journée épique, portée par les élans de solidarité (et de félicité) des publics venus massivement soutenir et vivre cette 35 ème édition. Et de quelle manière…
De souffles poétiques en déferlantes rythmiques, la Fiesta des Suds 2026 se révélait enfin, illuminée par l’élégance et l’émouvance de Stephan Eicher, de Mélissa Laveaux et de Bertrand Belin, par l’énergie contagieuse et bondissante de Deluxe ou par la grâce transcendante de Selah Sue and the Gallands.
Par les bourrasques sonores des colombiens de Ghetto Kumbé, des sud-africains BCUC, de Bold, de Sidiaz, de Danitsa, de Zoon Kara, de Shazen, de DouceSoeur et de la Banda du Dock, une armada joyeuse à l’assaut des dancefloors. De celle qui sème le vent et récolte tant de fêtes.

Mais la Fiesta des Suds, c’est incontestablement cet art de la rencontre, cultivé et chéri comme une marque de fabrique, ces frôlements qui surgissent de manière inattendue entre publics, au coeur de la Bodega brûlante, sur le parquet du Club Major, dans les déambulations nocturnes, aux tables du foodcourt, au coin des comptoirs et jusque sur les scènes pour susciter ces instants magiques gravés en souvenirs uniques.
Comme lorsque Bertrand Belin rejoint Stéphane Eicher pour une reprise de Dolly Parton, quand les catalanes de Tarta Relena se joignent aux occitanes de Cocanha, quand Sharouh et Shahzen se lancent dans un B2B effrené, quand Luiza accueille Deluxe et Ladaniva, et vice versa, pour des collaborations généreuses et précieuses comme seule la Fiesta peut en être l’écrin.

Jusqu’au point culminant du dimanche où, pour une fois à Marseille, c’est le soleil qui chassait le vent, pour une journée familiale, aux éclats de lumière et à la douceur des chaleurs populaires. Enveloppée des accents cosmopolites de Ladaniva, de la comédie musicale « 1936, les Jours Heureux ! » et de la Cité de Minots autour des répertoires méditerranéens de la Cie Rassegna soutenue par 250 minots marseillais face à la mer !
Comme un symbole.

Alors, en dépit des éléments, cette 35 ème édition aura exhalé un parfum hors du commun et écrit un nouveau chapitre historique dans le Grand Livre de la Fiesta avec la confirmation que, traversant les âges, la Fiesta des Suds a plus que jamais le vent en poupe.

Vivement octobre 2027 !

Jean De Peña
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